27 AOÛT 2016 : D’une élection à haut risque à une crise post-électorale majeure

Le 27 août 2016, une élection présidentielle s’est tenue au Gabon. Le peuple gabonais s’étant mobilisé, c’est 627 805 électeurs qui sont appelés à voter dans environ 2 500 bureaux de vote. Alors que les tendances donnaient Jean Ping gagnant avec une avance de 60.000 voix, le système Bongo s’est de nouveau servi de la province du Haut-Ogooué, région dite d’origine de la famille Bongo, comme variable d’ajustement. En effet, Ali Bongo Ondimba y a été crédité de 95% des votes pour un taux de participation de 99,93%.

Face à ce coup d’État électoral et à ces violences, différents observateurs internationaux ont réagi :

  • Selon le rapport de la Mission d’Observation Électorale de l’Union Européenne, « les résultats de cette province [Haut-Ogooué] ont inversé la tendance constatée par la mission sur la base des résultats annoncés par les gouverneurs des huit autres provinces du pays ».
  • La Mission d’Observation de l’Union Africaine a remis en cause les procès-verbaux de la province du Haut-Ogooué, « clairement établis, conformément aux textes », dont la « lisibilité est si nette qu’ils ne peuvent que susciter des interrogations ».
  • La Mission d’Informations et de Contacts de l’Organisation Internationale de la Francophonie a souligné que la « différence de traitement entre les résultats du Haut-Ogooué et ceux de l’Estuaire n’a pas permis de lever tous les doutes sur la sincérité des résultats tels qu’issus des urnes ».
  • Le Parlement Européen a adopté une résolution contre le Gabon, le 2 février 2017 qui : « considère que les résultats officiels de l’élection présidentielle manquent de transparence et sont extrêmement douteux, ce qui a pour effet de remettre en cause la légitimité du président Bongo » et condamne vivement les violences électorales, violations graves des droits de l’Homme, arrestations arbitraires, détentions illégales et intimidations politiques.

Les chiffres de l’élection présidentielle gabonaise du 27 août 2016

Le rapport ci-dessous permet d’analyser les résultats de l’élection présidentielle gabonaise du 27 août 2016 avant la fraude massive organisée par le régime en place, c’est à dire la dictature d’Ali BONGO et du système PDG (Partie Démocratique Gabonais).

Pour une meilleur lecture (agrandir la page), nous vous invitons à cliquer sur la flèche en bas à droite du rapport.

31 AOÛT 2016 : Annonce des résultats, répressions violentes et massacre des populations

Le 31 août 2016, dans un total déni de démocratie, le ministre de l’intérieur, Pacôme Moubelet Boubeya, d’après les résultats de la Commission Électorale Nationale et Permanente (CENAP), annonce qu’Ali Bongo Ondimba est réélu. Tous les éléments à disposition confirment que le peuple gabonais a fait un choix clair et massif en faveur de Jean Ping :

  • Les résultats des élections rapportés par les scrutateurs et confirmés par les vrais PV (Procès-verbaux)
  • Les incohérences de la CENAP et de la Cour Constitutionnelle

À l’écoute de ces résultats, des manifestations pacifiques de contestation ont été spontanément organisées par le peuple gabonais. Elle a été réprimée avec violence par les forces de sécurité et de défense. Des tirs à balles réelles sont enregistrés.


Dans la nuit du 31 août au 1 septembre 2016, c’est le quartier général de campagne de Jean Ping qui a été pris d’assaut par des forces armées gabonaises. Des dizaines de personnes ont été tuées, un millier de personnes a été arrêté et emprisonné (détentions arbitraires dans des conditions dégradantes, actes de torture). On compte encore aujourd’hui de nombreux disparus. En violation du droit international, les connexions internet sont coupés totalement dans un premier temps puis partiellement rétablies cinq jours plus tard, avec accès interdit aux réseaux sociaux pendant plusieurs semaines.

La Cour constitutionnelle gabonaise ou Tour de Pise

Le 24 septembre 2016. Ali Bongo est déclaré vainqueur par la Cour constitutionnelle avec 50,66 % des voix, suivi de Jean Ping avec 47,24 % des suffrages.

La Cour constitutionnelle, présidée depuis 20 ans par Marie-Madeleine Mborantsuo, a comme la tour de Pise encore penché du côté du pouvoir en place, en dépit de la volonté du peuple qui souhaitait une alternance à la famille Bongo au pouvoir depuis plus de 50 ans.

Présentation générale de la Cour constitutionnelle du Gabon

La Cour constitutionnelle est composée de neuf membres qui forment un collège de neuf juges. Elle juge en formation unique présidée par son président ou le juge le plus âgé en cas d’empêchement du président. Pour statuer valablement, il faut au moins six membres présents. Elle statue en premier et dernier ressort. Ses décisions ne font l’objet d’aucun recours si ce n’est par voie de révision et de rectification en cas d’erreur matérielle. Les décisions de la Cour constitutionnelle, « s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toutes les personnes physiques et morales ». Article 92 de la Constitution

En matière de contentieux électoral, un des juges est détaché par ordonnance du président de la Cour pour faire office de Ministère public pendant toute la durée du contentieux. Celui-ci ne participe pas aux délibérations.

La cour constitutionnelle est surnommée « la tour de Pise » parce qu’elle penche toujours du côté du pouvoir de la dictature du clan Bongo.

La diplomatie de Jean PING

Jean PING, élu Président de la République gabonaise ce 27 août 2016, n’a pu accéder au Pouvoir suite au coup d’État militaro-électoral perpétré par Ali Bongo. Depuis cette date, il continu de revendiquer sa victoire et mène des actions au niveau diplomatique. Ces actions consistent à démontrer que le Pouvoir d’Ali Bongo est illégitime (c’est un fait), et négocie avec la France officielle et des Réseaux (la Françafrique) qui empêche toute alternance au Gabon.

Vous trouverez l’ensemble des actions de Jean PING en cliquant sur le lien ci-dessous :
https://www.souverainetegabon.com/les-actions-de-jean-ping/

Voici une liste non-exhaustive des actions diplomatiques conduite par le Président élu Jean PING.


Le 2 septembre 2016. Jean Ping déclare lors d’une conférence de presse : « le monde entier sait qui est le président de la République : c’est moi, Jean Ping ». Comme l’avait fait l’ambassade américaine et l’Union Européenne les jours précédents, Jean Ping demande un recomptage des voix par bureau de vote.


Le 29 octobre 2016. Le Président élu Jean PING se rend au Trocadéro pour s’adresser à la Diaspora gabonaise qui depuis l’élection présidentielle a montré sa détermination en manifestant tous les samedi sur cette place, place des Droits de l’Homme. Elle est devenu le lieu symbolique de la résistance gabonaise.


Le 15 décembre 2016. Jean Ping a saisi la CPI et dénonce des crimes contre l’humanité avant et après la présidentielle contestée du 27 août 2016.


Du 18 au 23 décembre 2016. Jean Ping organise « Le Dialogue National Pour l’Alternance » (DNPA). L’ensemble des Gabonais y sont convié dans le but de débattre sur des thématiques aussi fondamentales que : la revendication de la victoire, la crise post-électorale, la Gouvernance et les crises sociales.


Du 1er au 5 mars 2017. Jean Ping a organisé une tournée à l’intérieur du pays dans 3 capitales provinciales du Gabon : Oyem, dans le nord ; Mouila, dans le sud et Lambaréné, dans le centre.


Le 25 juillet 2017. Après avoir effectué une tournée européenne, Paris, Genève, Bruxelles et Berlin, le président élu Jean Ping est accueilli à son retour par une foule immense,  à qui le pouvoir en place a interdit l’accès à l’aéroport avant d’être dispersée par les gaz lacrymogènes.


Le 15 janvier 2018. Jean Ping a introduit à la commission africaine des droits de l’homme et des peuples, à Banjul (Gambie), une communication au nom de l’article 55 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

L’Union Africaine (UA)

Le 17 novembre 2016. La Mission d’Observation de l’Union Africaine a remis en cause les procès-verbaux de la province du Haut-Ogooué. Selon le document, les procès-verbaux sont « clairement établis, conformément aux textes ». Leur « lisibilité est si nette qu’ils ne peuvent que susciter des interrogations ». Ainsi, les PV du Haut-Ogooué sont tellement parfaits qu’ils en éveillent les soupçons.

Déclaration pré-électorale de la Mission d’Observation Électorale de l’Union Africaine

Pour aller plus loin…

Un pré-rapport met en cause les résultats de l’élection présidentielle au Gabon, 17 novembre 2016

Election gabonaise: quand les experts de l’UA expriment leurs doutes, 17 novembre 2016

Déclaration préliminaire de la Mission d’observation conjointe de l’Union Africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale pour l’élection présidentielle en République gabonaise du 27 août 2016

L’Union Européenne

Le 12 décembre 2016, le rapport de la Mission d’Observation Électorale de l’Union Européenne (MOE-UE) rédigé par les observateurs présents lors de l’élection présidentielle à l’invitation du Gabon, indique clairement qu’il y a des anomalies qui « mettent en question le processus de consolidation des résultats et du résultat final de l’élection » :

Pour aller plus loin…

Accord entre l’Union Européenne et le gouvernement de la République Gabonaise concernant l’observation de l’élection du Président de la République Gabonaise d’août 2016 :

Accord entre l’Union européenne et la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP):


Le 2 février 2017, le parlement européen a voté une résolution condamnant les violations des droits de l’Homme au Gabon suite à l’élection présidentielle du 27 août 2016. Une résolution contre le Gabon qui :

  • « considère que les résultats officiels de lélection présidentielle manquent de transparence et sont extrêmement douteux, ce qui a pour effet de remettre en cause la légitimité du président Bongo » ;
  • condamne vivement les violences électorales, violations graves des droits de l’Homme, arrestations arbitraires, détentions illégales et intimidations politiques ;
  • demande au Conseil de l’Union Européenne d’envisager des sanctions ciblées contre les principaux responsables gabonais de cette forfaiture et de ces crimes, dans le cadre de l’article 96 de l’accord de Cotonou.

Résolution du Parlement européen du 2 février 2017 sur la crise de l’état de droit en République démocratique du Congo et au Gabon (2017/2510(RSP))


Le 14 septembre 2017, le Parlement Européen a adopté une seconde résolution sur la répression de l’opposition au Gabon qui invite la VP/HR, la Commission et les États membres à réexaminer leurs politiques à l’égard du Gabon et à envisager des sanctions ciblées à l’encontre des responsables de la fraude électorale et des actes de violence qui en ont découlé; « demande instamment à la France, en particulier, en raison de ses liens historiques forts avec le Gabon, de peser de tout son poids politique et économique sur le gouvernement gabonais et de jouer un rôle constructif au sein des institutions européennes à cet égard ».

Résolution du Parlement européen du 14 septembre 2017 sur la répression de l’opposition au Gabon (2017/2830(RSP))

ACCORD DE PARTENARIAT entre les membres du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, d’une part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d’autres part, signé à Cotonou le 23 juin 2000

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/LSU/?uri=celex:22000A1215(01)#:~:text=L’accord%20de%20Cotonou%20constitue,et%20le%20Pacifique%20(ACP).


Le Conseil des Droits de l’Homme (CDH)

Le 7 novembre 2017, lors des travaux de sa 28e session du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, le Conseil des Droits de l’Homme (CDH) à Genève a examiné le troisième cycle du rapport du Gabon. Certains pays comme l’Espagne, le Royaume-Unis ou les Pays-Bas, ont exprimé leurs « préoccupations sur les violences consécutives à la proclamation de la victoire du président Ali Bongo au scrutin présidentiel, notamment la perte en vies humaines lors des manifestations survenues à la suite de ces élections ».

Consulter :

Conseil des droits de l’homme : le Gabon rejette toute « enquête internationale » autre que la CPI sur les violences post-électorales de 2016

Le 15 mars 2018, le Conseil des droits de l’homme a adopté,  les documents finaux résultant de l’Examen périodique universel (EPU) du Gabon. Durant le débat:

« United Nations Watch s’est dit préoccupé par la situation précaire des droits de l’homme au Gabon, qui a connu un déclin des droits civils et politiques au cours de la dernière année écoulée.  L’ONG a notamment déploré l’arrestation de Jean Ping, sans mandat.  Cela met à mal le droit à la liberté de réunion, d’association et d’opinion.  Le Gabon doit procéder à des élections justes et transparentes, a ajouté l’ONG.  Quand les Nations Unies et le Conseil se décideront ils à mettre un terme à l’impunité et à garantir les droits des Gabonais, a-t-elle demandé? ».

« Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme a constaté une régression croissante des droits de l’homme au Gabon, citant notamment l’arrestation de membres de l’opposition et des disparitions lors des violences post-électorales.  L’ONG a exhorté le Gabon à consentir davantage d’efforts pour lutter contre les violences, les viols et les crimes rituels, entre autres. »

« International-Lawyers.org a salué les efforts du Gabon pour améliorer la liberté et l’indépendance de la presse par l’adoption d’un nouveau code de la communication, qui – a toutefois déploré l’ONG – restreint néanmoins la liberté d’expression.  L’ONG a ensuite évoqué les conditions de détention et plaidé pour une amélioration de la situation carcérale, soulignant que la détention provisoire ne devrait être utilisée que dans des circonstances exceptionnelles.»

La Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)

Lors de la 59e Session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), tenue du 21 Octobre au 4 Novembre 2016 à Banjul, en République islamique de la Gambie, une résolution référencée CADHP / Rés.359 (LIX) 2016 portant sur la situation des Droits de l’homme en République gabonaise a été prise.

  • La Commission se dit préoccupée « par la détérioration de la situation politique et des droits humains en République Gabonaise après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle du 27 Août 2016. », il en va de même des «allégations de violations des droits de l’homme, y compris l’arrestation et détention arbitraires d’opposants politiques, l’utilisation de la force contre les manifestants pacifiques et actes de torture et autres mauvais traitements» ainsi que des « conditions de détention des personnes arrêtées lors des manifestations pacifiques du 31 Août au 4 Septembre 2016, et la disparition de beaucoup d’autres personnes»
  • La CADHP remet en cause les résultats et condamne « fermement les violations post-électorales  des droits de l’homme commises au Gabon » y compris « tout acte visant à restreindre le droit à la liberté de manifestation et de réunion pacifique, y compris par l’utilisation de la force excessive et disproportionnée contre les manifestants ».

Consulter la résolution sur la situation des droits de l’homme en République gabonaise – CADHP/Rés.359(LIX)2016

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)

Le 21 juin 2017, la Mission d’Informations et de Contacts de l’Organisation Internationale de la Francophonie rappelle que Bruxelles et d’autres partenaires du Gabon ont demandé un recomptage des voix. Plus important, elle constate que la Cour constitutionnelle a annulé les résultats de 21 bureaux de vote dans l’Estuaire, soit 10 000 voix, sur la demande formulée par Ali Bongo et dans le même temps a rejeté la demande de Jean Ping d’annulation des résultats dans le Haut-Ogooué, « au cœur du contentieux ».

Ainsi, la Mission d’Informations et de Contacts de l’OIF souligne que la « différence de traitement entre les résultats du Haut-Ogooué et ceux de l’Estuaire n’a pas permis de lever tous les doutes sur la sincérité des résultats tels qu’issus des urnes ».

Le doute sur la sincérité des résultats de l’élection présidentielle gabonaise, retenu dans le rapport de l’OIF, rejoint les conclusions de l’Union européenne et de l’Union Africaine

Consulter :

Rapport de la Mission d’Informations et de Contacts de l’Organisation Internationale de la Francophonie de l’élection présidentielle du 27 août 2016 au Gabon

L’élection présidentielle gabonaise: on en parle en France

Le 18 octobre 2016, M. François de Rugy attire l’attention de M. le ministre de la défense sur la situation politique au Gabon à la suite des résultats de l’élection présidentielle.

Consulter :


Le 18 novembre 2016, Question d’actualité au gouvernement n° 1040G de M. Jean-Marie Bockel (Sénateur du Haut-Rhin – UDI-UC) publiée dans le JO Sénat du 18/11/2016 sur la situation au Gabon.

« Ma question s’adresse à M. le ministre des affaires étrangères et du développement international.

Le Gabon connaît, depuis presque trois mois, des troubles graves, tant pour ses institutions que pour sa population. L’origine en est connue, l’élection présidentielle du 27 août dernier n’a pu consacrer la victoire d’Ali Bongo qu’au prix de la mobilisation de 95 % des électeurs d’une des huit provinces du pays – la sienne – qui auraient voté presque unanimement pour le président candidat.

Personne ne saurait être dupe d’un tel résultat. D’ailleurs, la France, l’Union européenne – elle doit rendre un nouveau rapport dans quelques jours –, les États-Unis et l’Union africaine ont émis des doutes sérieux sur la défaite proclamée de Jean Ping, qui, en réalité, a largement gagné cette élection… »

Consulter :


Le 05 avril 2017, dans une interview exclusive à RFI, le candidat Emmanuel Macron avait dit : « Il me semble que l’élection de Monsieur Ali Bongo est pleine d’incertitudes et d’inconnus, qui justifient un jugement circonstanciel ».

Lien de l’interview, le sujet du Gabon est évoqué à la minute 33 :


Le 03/10/2017, M. Jean-Luc Mélenchon attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation politique au Gabon. Il y a un peu plus d’un an, le 27 août 2016, se tenaient les élections présidentielles au Gabon.

Consulter : 


Le 19/01/2018, L’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) émet un rapport qui met en exergue l’explosion des violences à l’annonce officielle des résultats de l’élection présidentielle, l’assaut des forces de sécurités contre le QG de Jean Ping et le bilan des violences. Puis, l’OFPRA émet un deuxième rapport sur l’opposition gabonaise depuis la crise post-électorale d’août-septembre 2016.

Consulter : 


Le 23 juillet 2019, le député François Ruffin attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la disparition inquiétante de quatre syndicalistes et sur la complicité de la France avec la dynastie Bongo.

Consulter : 


Le 08/07/2020, lors d’une séance des questions orales au gouvernement français, le député français Bruno Fuchs a déclaré que « le chef de l’État [Ali Bongo] n’est plus en capacité de présider son pays depuis 18 mois en raison de son état de santé ». Malheureusement, comme on pouvait s’y attendre, le ministre Jean-Yves Le Drian, qui n’est pas un débutant, et qui soutient la dictature gabonaise a savamment évité de répondre et a botté en touche concernant le Gabon.

Consulter : 


Le 21/07/2020, M. Jean-Luc Mélenchon attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la position de la France quant à la situation politique au Gabon. En effet, Ali Bongo, président en exercice depuis le hold-up électoral d’août 2016, a été victime d’un accident vasculaire cérébral. Depuis, il semble être dans l’incapacité d’assumer ses fonctions.

Consulter : 

Depuis cette date tragique du 31 août 2016, partout dans le monde, la Résistance gabonaise s’est organisée :
  • afin de faire respecter le choix du peuple incontestablement exprimé lors de l’élection présidentielle du 27 août 2016, de sorte que le vrai vainqueur, Jean PING, accède officiellement à la Présidence de la République;
  • afin de faire la lumière sur les massacres et autres exactions perpétrées à partir du 31 août 2016.
  • afin de donner la souveraineté réelle au Gabon en particulier et à l’Afrique en générale.